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  BOUNTY KILLER
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Artiste incontournable de la décennie 90, Bounty Killer fait partie des artistes les plus populaires de Jamaïque depuis plus de 10 ans et ne compte pas céder sa place. Inspiré par Brigadier Jerry, Ranking Joe ou Josey Wales, il s’émancipe rapidement de ses influences en bâtissant un style dévastateur avec une voix hors du commun qui le met encore aujourd’hui à l’abri de la concurrence des autres Djs des dancehalls. Surnommé « Warlord » ou « Poor people’s governor », Bounty Killer est une superstar prolifique et mystérieuse aux multiples facettes, ancrée dans la culture des ghettos de Kingston. Avec des styles novateurs sans cesse renouvelés, des textes authentiques et une maîtrise parfaite des différentes techniques vocales, il fait figure de référence dans le monde du reggae, du hip-hop et au-delà.
Les premières années de Rodney Basil Price se déroulent dans les pires quartiers de Kingston : né en 1972 à Trenchtown, il déménage peu après à Riverton City, un bidonville situé sur les terrains de la décharge de Kingston où beaucoup d’habitants fouillent les déchets pour survivre. Plus tard, il atterrit à Seaview Gardens, une zone marquée par les armes et la violence politique. Il baigne très tôt dans l’ambiance des sound systems, son père en possédant un. Il fait donc ses premières armes en racontant son quotidien au micro sous le nom de Bounty Hunter.
A l’âge de 14 ans, il est blessé par une balle perdue sur le chemin de l’école. Avec son frère aîné il pratique le « hustling » (petits boulots et débrouille) pour améliorer l’ordinaire de sa famille. Il se lie avec Nitty Kutchie et Boom Dandimite, deux jeunes artistes du quartier, et traîne à Waterhouse, au studio Jammy’s en attendant une opportunité. Mais à cette époque Jammy ne veut pas enregistrer de « gun songs ». Rodney Price est encouragé par son cousin John Wayne qui lui fait enregistrer sa première chanson, Gun must done en 1990 pour Trevor « Uncle T » James, le frère de Jammy. Il change son nom en Bounty Killer pour le titre Dub fi dub qui suit peu après pour le même producteur et établi sa réputation dans les sound systems, pour lesquels ils faisait déjà des jingles d’intro. Ses premier disques sortent avec un succès croissant: Coppershot devient un hit underground dans les « hoods » de New York, mais c’est Spy fy die pour John John (le fils de Jammy) qui le propulse au top en Jamaïque. D’autres disques sortent, des textes emprunts de réalités qui renforcent sa popularité et son respect. Racontant sans fioriture des situations vécues, il oscille entre des thèmes qui peuvent paraître contradictoires : célébration des flingues, de la justice expéditive des « rude boys », des filles faciles, d’un côté, la souffrance des « ghetto youths », la critique politique virulente, la condamnation de la violence, la foi, l’amour maternel (Miss Ivy, le surnom de sa mère, apparaît dans plusieurs morceaux), de l’autre. Ces thèmes appartiennent pourtant à la même réalité et le public de Bounty Killer n’a aucun mal à s’identifier à ses textes. Véritable porte-parole de sa communauté, il acquiert le surnom de « Poor people’s governor ». Ces premiers succès, enregistrés au studio Jammy’s, sortent en 1993 sur un album publié par Greensleeves sous le titre explicite de "Jamaica’s most wanted". Cette réputation, il devra la défendre tout au long de sa carrière.
La même année, il défait ainsi Beenie Man, une autre star montante, au festival Sting. C’est sur cette base que les deux artistes vont construire et alimenter pendant plusieurs années une rivalité musicale ayant comme enjeux le trône du dancehall. Ils se partagent même un album chez Jammy’s. Cette propension au clash, lui vaut un nouveau surnom : « the Warlord ». En 1995, après deux autres albums (‘Down in the ghetto’et ‘No argument’) qui reprennent ses meilleurs singles sur la période, il quitte la famille Jammy’s pour monter le Scare dem crew (Nitty Kutchie, Boom Dandimite puis Elephant man et Harry Toddler) et son label Priceless. En 1996 "My xperience", un album réalisé pour la première fois sous le contrôle de Bounty Killer, lui ouvre les portes du succès international (plus de 300 000 exemplaires vendus) grâce à des featurings avec les artistes reggae et hip-hop les plus en vue (Dennis Brown, Barrington Levy, Raekwon, Busta Rhymes, The Fugees…). Mais il reste fidèle à son public en refusant par exemple l’utilisation du morceau Fed up pour la campagne électorale d’Edward Seaga. Ayant en ligne de mire le public jamaïcain et américain, il renforce avec réussite le concept dancehall/hip-hop pour "Next millenium" qui sort en 1998. Sa production en 45 tours est par ailleurs d’une qualité constante depuis le début de sa carrière et lui offre régulièrement les premières places des charts de singles. La période 98-2000 offre des titres de très bon crus : Bounty suit de près la compétition, innove toujours sur le flow et ne perd rien de ses lyrics subversifs. Des titres comme Anytime ou l’énorme Look (co-écrit par Dave Kelly) sont de véritables brûlots politiques qui lui valent pressions et censure. Cette profusion de morceaux lui permet de présenter en 2000 "5th Element" un album reggae/dancehall qui regroupent des singles et quelques inédits.
Toujours actif sur les meilleurs riddims, il assène le coup de grâce à l’été 2002 avec la sortie de "Ghetto dictionary", une véritable performance qui le place au-dessus du lot avec un double l’album présentant 40 morceaux dont beaucoup d’inédits. On y retrouve toute l’étendue de son style avec des titres en forme de règlements de compte (contre Merciless ou Baby Cham), des hymnes au dancehall et à la culture des ghettos ou des morceaux conscients comme les hits Sufferah ou Pot of gold. Il s’offre également une aventure musicale surprenante avec le groupe No Doubt.
Devenu artiste de dimension internationale, Bounty Killer n’a pourtant pas coupé les ponts avec la Jamaïque et les communautés de Kingston : contributeur régulier aux œuvres de charité, il enregistre pour d’innombrables labels et épaule de jeunes artistes comme il l’a fait pour Elephant man, Wayne marshall, Vybz Kartel ou Assassin. Avec 15 ans de carrière et une qualité toujours au rendez-vous que ce soit sur scène ou sur disque, Bounty Killer compte résolument parmi les grands noms du reggae et fait toujours figure de fer de lance de la musique jamaïcaine.
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Derniers Singles
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- Gal dem sey ( Xcitement Riddim 2008 )
- Mama`s love ( 9-5 Riddim 2008 )
- Mek a statement ( Baddaz Riddim 2008 )
- Corrupt ( Silent river Riddim 2008 )
- Socail responsibilty ( Clean sweep Riddim 2008 )
| - Gal world ( Tribal Riddim 2008 )
- Send it up ( 44 play Riddim 2008 )
- Judas ( Black jack Riddim 2008 )
- Huff and puff ( Boot hill Riddim 2008 )
- Dem Nuh Bad ( The Warning Riddim 2008 )
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